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Lundi 01 août 2011. Le gouvernement examine un projet de loi
Objectif = "sécuriser le monde du médicament"

Après le scandale du médiator et une précédente commision d'enquête parlementaire (voir les médicamenteurs) qui avaient révélé de graves dysfonctionnements dans la façon dont sont décidées les AMM (Autorisations de Mise sur le Marché) des médicaments, le gouvernement entend tout changer. Ce matin, le conseil des ministres examine un projet de loi avec 3 axes principaux :
- L'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) va changer de nom pour devenir l'Ansm (Agence nationale de sécurité du médicament).
- Il faut rétablir la balance entre l'intérêt du malade et les intérêts des labos. En cas de litige, notamment, le doute doit profiter au malade.
- Il faut lutter contre les conflits d'intérêts et s'assurer que les experts sont indépendants des labos (une attention particulière devra être porté à toutes les formes d'avantages que pourraient percevoir les experts de la part de l'industrie pharmaceutique).

Ce que je réclame d'ores et déjà, c'est que l'Ansm, une fois créée, reprenne entièrement l'étude du dossier baclofène. Et qu'on s'assure, cette fois-ci, que les experts qui vont s'en occuper n'ont aucun lien d'intérêt avec les laboratoires Merck Santé (qui fabriquent et commercialisent l'Aotal®, médicament d'aide au maintien de l'abstinence), ni avec le laboratoire Bristol-Myers Squibb (qui fabrique et commercialise le Revia®, médicament d'aide au maintien de l'abstinence), ainsi qu'avec le labo* qui fabrique et projette de commercialiser le Nalmefene® (médicament qui limiterait l'appétence à l'alcool)
*Je m'aperçois en l'écrivant que j'ignore de quel laboratoire il s'agit. Je vais m'empresser de chercher et trouver ce renseignement.

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Jeudi 28 et vendredi 29 juillet 2011. Les médias se réveillent...
Articles dans la presse. Sujets dans les JT. Passages radio

Presque 3 ans après la sortie du livre et les premiers témoignages de guérisons, les médias se mettent à parler du baclofène : articles dans la presse, sujets dans les JT (19/20 sur France3 et JT de Télématin le lendemain, d'autres peut-être encore), passages radio, etc. Impossible de tout recenser, n'en jetez plus la cour est pleine. Cette réaction tardive fait suite à l'annonce des tests qui vont démarrer en France. (Quand, exactement ? On ne sait toujours pas...).

À propos de ces fameux tests d'évaluation du baclofène, dont on nous rabâche les oreilles depuis la sortie du livre (automne 2008) : les autorités sanitaires affirment qu'il y a nécessité absolue de faire un test, à grande échelle et en double aveugle, pour prouver l'efficacité du baclofène, (alors qu'on sait très bien qu'aucune autre méthode thérapeutique ne fonctionne), mais personne, jusqu'à présent n'était en mesure de débloquer la somme nécessaire à la réalisation d'une telle étude.

En mai 2009 déjà, on nous annonçait le démarrage imminent d'un test en France (voir l'article du journal "le monde" paru en juillet 2009). Premier hic : le test devait se faire à la dose de 90 mg/jour maximum, alors que les études menées par le Pr Ameisen préconisent des doses allant jusqu'à 300 mg/jour. Le test était donc voué à l'échec avant même de démarrer. Deuxième hic : la somme débloquée (il s'agit de fonds publics, puisque le baclofène est un médicament générique et qu'aucun labo ne veut mettre la main au porte-monnaie) est insuffisante pour démarrer. En 2010, un hollandais fortuné, guéri lui-même grâce au baclofène, a annoncé qu'il offrait 500 000 euros sur ses fonds propres pour financer un test dans son pays. Cette information a été récemment relayée par le très sérieux magazine Science, à l'occasion d'un article consacré à la découverte d'Olivier Ameisen. Suite à cet article dans Science, comme par enchantement, des fonds publics sont trouvés en France et on a de quoi, non seulement financer l'étude à 90 mg/jour, mais aussi financer une étude à hautes doses (étude qui sera menée par le Pr Jaury à Paris).

Sachant qu'une telle étude risque (au bas mot) de prendre 18 mois (ou plus) pour être menée à terme, et que son démarrage n'aura pas lieu avant "quelques mois" (au moins). Sachant que le baclofène est le seul médicament à avoir déjà fait preuve de son efficacité. Sachant que l'alcool fait encore entre 35 000 et 45 000 morts par an en France (selon les sources). Que reste-t-il à attendre de ces tests ? Pourquoi attendre ces résultats avant d'autoriser le baclofène ? Hé bien, c'est l'Afssaps* qui "répond" à ces questions en brandissant, à nouveau, le spectre de la toxicité du baclofène : dans le journal de télématin du 29 juillet sur France 2, un médecin de l'Affsaps* nous dit : "On ne pourra pas autoriser le baclofène s'il n'est efficace qu'à haute dose et que ces hautes doses sont toxiques". Est-ce que les gens de l'Afssaps* savent lire ? Ou bien, font-ils exprès de ne pas lire les bonnes publications ? Dans l'essai en ouvert qui a été publié en 2010 par le Pr Ameisen et le Dr de Beaurepaire, on peut lire les conclusions des études qui ont déjà été menées sur la toxicité du baclofène et sur son emploi à haute dose (y compris à 180 mg/j chez des enfants de 8 ans, pour des troubles mineurs). Les références des études en question sont d'ailleurs clairement rappelées en fin d'article: Cliquez ici pour accéder à l'article de O. Ameisen et R. de Beaurepaire

De là à imaginer que l'Afssaps* serait capable de nous inventer, durant les deux années à venir, des toxicités inconnues jusqu'alors (rappelons que le baclofène est largement utilisé dans le monde entier depuis les années 1970...), il n'y a qu'un pas. À quand une émission avec un véritable débat contradictoire et des invités qui connaissent parfaitement le dossier ? La désinformation et les mensonges éhontés (même par omission), ça va bien 5 minutes... Mais perdre plus de 6 ans alors que les malades meurent par milliers, c'est "un peu" trop !

* Pour celles et ceux qui ne sauraient pas ce qu'est l'Afssaps, je vous recommande chaudement de visionner la page médicamenteurs de ce site...

Lundi 13 juin 2011. En guerre contre l'abstinence.
Chronique du Dr Lowenstein. France 5. Magazine de la santé.

Extrait de l'émission "le magazine de la santé" sur France 5 (émission du lundi 13 juin 2011). La chronique est intitulée "En guerre contre l'abstinence". Le docteur William Lowenstein nous explique que le dogme de l'abstinence, en tant que concept thérapeutique, n'a plus sa place en addictologie. Cliquez ci-dessous pour voir l'extrait vidéo, la retranscription des dialogues et mes commentaires sur cette chronique :
En guerre contre l'abstinence

Lundi 27 juin 2011. Journal de 20h sur France 2
Un bref sujet sur le baclofène.

Dans lequel on apprend que le Pr Jaury (Université Paris Descartes) va démarrer une étude à grande échelle en France. À quelle dose, avec quel financement, qu'en est-il du projet d'étude sous la responsabilité du Pr Dutilleux (hôpital Paul Brousse, Villejuif) (test prévu à la dose de 90 mg et dont le financement tarde à être débloqué depuis mai 2009) ? Le reportage ne donne pas plus de détail. À noter l'intervention du "docteur maison" du journal de France 2, à la fin, qui dit que ce n'est pas parce qu'on arrête de boire qu'on est guéri de l'addiction (???). Cliquez ci-dessous pour :
Voir la vidéo sur Youtube

Jeudi 24 février 2011. Deux articles d'un coup :
Paris-Match et Sciences et Avenir parlent du baclofène

Cliquez-ci dessous pour :
- Lire l'article de Paris-Match
- Lire l'article de Sciences et Avenir
Je profite de l'occasion pour adresser ma réponse au docteur Philippe Batel qui déclare dans Sciences et Avenir :
"Mon intuition est que ce sont les effets anxiolytiques du baclofène qui persuadent ses utilisateurs qu'il est efficace" Philippe Batel
Je réponds :
"Mon intuition est que ce sont les aspects non-lucratifs du baclofène qui persuadent ses détracteurs* qu'il est innefficace" Franck Hanrion
* Tels que vous et certains de vos confrères.
Cela reste bien entendu de l'ordre de l'intuition et de la crédulité. Ne voyez pas d'accusations précises dans mes propos. Êtes-vous simplement persuadé vous-même d'être en conformité avec la loi défendue par le formindep ? Et où peut-on lire votre déclaration d'absence d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique ? Qu'on se persuade de votre indépendance. Rappelons que vous travaillez depuis décembre 2009 à l'évaluation d'un concurrent notoire au baclofène : le nalmefene, (qui, lui, est breveté) en vue d'une éventuelle (et néanmoins imminente) mise sur le marché.
(À ce sujet, voir documentaire TV "les médicamenteurs")

Édito de la revue "Le Courrier des addictions"
par Renaud de Beaurepaire

À lire absolument. Le Dr de Beaurepaire a été un des premiers (fin 2008) à prescrire du baclofène aux malades dépendants de l'alcool et à l'avouer publiquement. D'après le premier essai en ouvert, qu'il a publié conjointement avec le professeur Olivier Ameisen, le taux de réussite observé avec le baclofène est de 88% après 3 mois de traitement. À l'heure actuelle, il suit plus de 200 patients. Et il n'est pas le seul. En France, d'autres médecins, (généralistes, psychiatres...), ont pris la décision de passer outre l'AMM. Tous observent des taux de réussites inédits en matière de lutte contre l'alcoolodépendance. Mais ils ont encore malheureusement trop rares. Quelques dizaines, tout au plus, dans tout le pays. En signant cet édito de la revue "Le courrier des addictions", Renaud de Beaurepaire exprime sa colère envers ce grand nombre de médecins qui refusent encore de prescrire du baclofène. Un article intitulé :
"Le baclofène, une énigme et un scandale"
Cliquez ci-dessous pour
Visionner le document au format PDF
N'hésitez pas à imprimer ce document et à le présenter à votre médecin après qu'il ait refusé de vous prescrire du baclofène...

Rapport des centres antipoison
Cas d'exposition au baclofène

Dès décembre 2008, la député des Ardennes a posé une question au gouvernement concernant l'opportunité d'utiliser le baclofène dans le traitement de l'alcoolodépendance en précisant que des essais cliniques seraient nécessaires. Dans sa réponse, la ministre de la santé de l'époque indiquait que l'AFFSAPS avait demandé une étude au comité de coordination de toxicovigilance (réseau des centres antipoison) afin de "mieux appréhender le profil de risques du baclofène" (sans parler des bénéfices...) Le rapport est à lire ci-dessous :
Rapport des centres antipoison
Quelle en est la conclusion...?
Personnellement j'en suis resté sur ma faim. À quand la réponse à la question de Mme la député ???

Congrès mondial d'alcoologie,
Paris (du 13 au 16 septembre 2010)

Dans leur ensemble, les alcoologues sont majoritairement réticents (voire opposés) à l'utilisation du baclofène pour soigner la dépendance à l'alcool. Du 13 au 16 septembre 2010 a eu lieu à Paris un congrès mondial d'alcoologie. Pour la première fois, les alcoologues mettaient cette utilisation en débat. Les avis sont très mitigés et pour le moins frileux. Mais le sujet est abordé, c'est un début... Cliquez ci-dessous pour lire les articles consacrés à l'évènement (septembre 2010) :
Revue de presse